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CJ7

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les avis de Cinemasie

8 critiques: 2.44/5

vos avis

32 critiques: 2.98/5



Xavier Chanoine 2.75 Une amusante comédie fantastique pour tout public
Ordell Robbie 1.5 Correctement exécuté. Mais trop de gags pas droles et de bons sentiments.
MLF 2.25
François 3 Un Stephen Chow décent pour le nouvel an, mais sans surprises
drélium 2.25
Aurélien 2.25
Arno Ching-wan 3 Quelques bonnes blagues sur un kid's Chow frôlant parfois la Bessonnade
Anel 2.5
classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement


Une amusante comédie fantastique pour tout public

Avec ses allures de produit formaté pour les enfants comme savent si bien faire les mecs chez Buena Vista (non non, je n'ai rien contre eux!), CJ7 est aussi divertissant que convenu jusqu'à la moelle. Stephen Chow "le sauveur" réapparaît sur les écrans après quatre ans de silence pour se la jouer faiseur de bobine acidulée et colorée comme un bonbon destinée à un public très large, peut-être trop, quand bien même les qualités ne manquent pas, l'absence d'originalité nuit gravement au projet ambitieux doté d'un joli buzz depuis sa mise en chantier, Stephen Chow oblige dont on attendait monts et merveilles. Mais dans le fond, ne boudons pas notre plaisir devant ce divertissement qui remplit son cahier de charge de la première à la dernière seconde : CJ7 est une petite bestiole pondue par un vaisseau spatial débarqué d'on ne sait où (et on n'en saura davantage), croisement improbable entre la gelée Flubber et un bichon, doté de pouvoirs surnaturels. Pour que le film soit un minimum attachant, Stephen Chow s'est armé de l'équipe des spécialistes de Menfond Electronic Arts , considérée comme la société d'effets spéciaux la plus douée d'Hong Kong et le résultat s'avère être tout à fait réussi dans la mesure où les gars ont réussi à imposer tout un panel d'émotions faciales au petit CJ7 pour le rendre criant de vérité. Doublement attachant, les personnages humains du film ont tous une véritable identité : Ti (Stephen Chow) est un père qui vit seul avec son fils, désireux que ce dernier réussisse ses études pour devenir quelqu'un, pour devenir autre chose qu'un pauvre ouvrier en bâtiment. Dicky, son fils, est le souffre douleur de sa classe parce qu'il est pauvre, sal, et bête (pour faire simple), incapable de réussir ses devoirs sur table parce que son père n'a pas les moyens de lui acheter des livres. Moqué voir conspué par ses camarades de classe avec à leur tête un petit garnement à lunette qui se voit déjà chef d'entreprise dynamique, Dicky trouve la pitié -l'amour- d'une fille au physique gargantuesque et de CJ7 qu'il découvre chez lui.

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D'abord sous forme de boule en plastique rebondissante, la chose se transformera du fond de son placard en petit chien intergalactique aux mimiques absolument attendrissantes donnant lieu à quelques séquences d'une drôlerie absolument assumée : le duel CJ7/chien errant, le devoir sur table côté science fiction, la bagarre des "gros" dans un parc de la cour d'école lorgnant du côté de Sergio Leone et de Toriyama Akira et enfin, cette prise de bec tordante entre Ti et son chef de chantier à coup de tapettes sur la tête. Que dire aussi de la dégaine hallucinante du professeur de sport de Dicky et de son enseignant principal? Si l'humour fonctionne autant c'est parce que le traitement de la mise en scène fait que justement l'humour passe par la gestuelle des personnages, par leur attitude, leur charisme face à la caméra tout en souplesse de Poon Han-Sang qui délivre un véritable bouquet d'enchantement à chaque plan fourmillant d'idées visuelles. La fluidité est remarquable, les effets spéciaux sont bien incrustés à l'écran (ce qui n'était pas encore le cas avec The Host), la bestiole ne se distingue pas d'une autre et paraît même visuellement très impersonnelle au premier abord. Cependant si CJ7 divertit à un rythme d'enfer, Stephen Chow bassine un peu trop quant au message qu'il véhicule : se moquer des plus faibles et des plus pauvres, c'est mal. Travaille dur mon fils et tu seras un grand. Ne fais pas comme ton père, ne bosse pas dans le bâtiment. En grossissant le trait, évidemment. Mais en dehors de cette broutille, CJ7 c'est du niveau d'un film de commande américain distribué par Buena Vista, destiné au public ciblé par Buena Vista, mais il est filmé haut dessus de la moyenne Hollywoodienne, dans le genre. C'est à ça que l'on reconnaît un cinéaste important qui ne s'est, pourtant, pas vraiment foulé après quatre ans de silence.

A noter que le film est classé Catégorie II A, aussi hallucinant que cela puisse paraître.



04 avril 2008
par Xavier Chanoine




Un Stephen Chow décent pour le nouvel an, mais sans surprises

La carrière de Stephen Chow a pris un tournant avec Shaolin Soccer et son succès international. Kung Fu Hustle a confirmé ce virage, plus de moyens, plus d'effets spéciaux, un humour plus international et moins typique. CJ7 s'inscrit pleinement dans cette évolution. Plusieurs années séparant cette comédie de son prédécesseur, l'attente était assez importante. Hélas, il faut bien se rendre à l'évidence, le film n'est qu'un film pour les fêtes, un Stephen Chow tout à fait correct même si évidemment moins délirant que ses films des années 90. Rien de plus, d'où une certaine déception après une si longue attente. Mais sorti de ce contexte, le film se regarde bien et garde tout de même une certaine touche Stephen Chow.

Kung Fu Hustle gardait au moins un côté typique HK via ses combats d'arts martiaux. Ici on verse encore plus dans le gros film international, puisque les références locales sont encore plus réduites. CJ7 aurait pu se dérouler dans plus ou moins n'importe quel pays. D'un autre côté, si l'humour non sensique cantonais (le mo lei tau) est ici relativement réduit, il reste tout de même un style Stephen Chow certes dilué, mais bien présent. L'arrivée de ce petit "animal" extraterrestre (appelé CJ7) étant notamment une idée parfaite pour permettre aux personnages d'être méchants bien gratuitement. Remplacez cet extra-terrestre par un humain ou un animal, et ça aurait été une immédiate montée au créneau de quelques associations pour protéger les chers bambins de ces images choquantes. Au contraire ici, on peut s'en donner à coeur joie. Rien de vraiment hilarant, mais plusieurs passages sympathiques avec ce personnage très maléable. Autre aspect assez "Chowien", les dialogues entre enfants qui remplacent ici les habituels adultes. Stephen Chow n'est qu'un rôle secondaire ici, c'est bien son fils le rôle principal. Mentions particulières au jeune acteur qui s'en tire étonnament bien, de même que son camarade de classe à lunette dans son rôle de fils de riche insupportable.

Le scénario n'offre autrement aucune véritable originalité, à part bien sûr la présence de cet extraterrestre. Quand on voit que cinq scénaristes ont travaillé sur le script, difficile d'en attendre des merveilles. Bien sûr il y a des éléments classiques dans la filmo de Stephen Chow, comme son personnage de pauvre tragi-comique, mais ce sont des redites et l'ensemble est calibré pour le nouvel an. Comprenez: bons sentiments, bons sentiments, bons sentiments. Il y a heureusement ces ajouts d'humour plus aggressif grâce à CJ7, mais globalement c'est très calibré. Pas forcément inefficace d'ailleurs, mais convenu de haut en bas. Même chose pour la réalisation et la musique, de bon niveau mais qui ne font aucune étincelle.

Au final, le film se regarde très bien comme gros divertissement familiale pour les fêtes. Mais il ne peut justifier les 4 ans qui le séparent de Kung Fu Hustle. Stephen Chow a fait pire, c'est évident, mais pas en ayant autant de temps et d'argent sous la main. On est certe loin d'un catastrophe, mais on ne peut qu'attendre mieux de son prochain opus, même si l'orientation prise et les compromis qui vont avec ne peuvent conduire à un optimisme débordant.

21 février 2008
par François


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